Pourquoi miser sur les semences hybrides ?

header-semences (1).jpg
Bien choisir ses semences est la première des décisions pour tout agriculteur. Rien ne doit donc être laissé au hasard. Renfermant toutes les potentialités de la future plante, les semences sont un concentré de vie et d’énergie. Elles sont la première des garanties pour une bonne récolte.

La sélection, fondement de l'agriculture

Le point de départ de toute agriculture repose sur la sélection de la meilleure des graines cultivées possibles : en fonction de ses capacités de croissance, de ses apports nutritionnels et de sa résistance (aux aléas climatiques, aux ravageurs, etc.). Pendant des siècles, cette sélection s’est réalisée de manière empirique par tris successifs des meilleures caractéristiques, ces évolutions se déroulant sur des temps très longs.

De nos jours, l’art du sélectionneur a toujours pour base cette capacité naturelle des plantes à se reproduire et à s’associer entre elles pour donner naissance à une nouvelle variété. Deux cas de figure sont possibles. Soit la plante s’autoféconde : partageant exactement le même matériel génétique, la plante fille est en tout point identique à son parent ; il s’agit d’une semence de lignée. Soit la fécondation se fait par pollinisation croisée entre deux variétés différentes. Recombinant, alors, les caractéristiques de chacun de ses deux parents, cette semence n’est identique ni à l’un ni à l’autre. Il s’agit d’une semence hybride.

L'hybridation repose sur le processus naturel de reproduction des plantes

Quand les « filles » dépassent leurs parents

Par rapport à la semence de lignée, la semence hybride a un atout majeur : l’effet « hétérosis » – encore appelé « vigueur hybride ». En associant deux parents aux caractéristiques éloignées, l’objectif est de créer une complémentarité se traduisant par l’amélioration de nombreux caractères de la semence hybride (vigueur, rendement, résistance aux maladies, capacités de croissance, etc.) par rapport à la moyenne des deux parents ou au meilleur des deux parents.

Pour obtenir des semences hybrides optimales, encore faut-il réaliser les meilleures associations entre les semences parents. Rien de plus complexe lorsque l’on sait qu’une plante est composée de 30 000 gènes — c’est-à-dire autant que pour l’être humain ! Les possibilités de combinaison sont donc infinies. L’hybridation est naturelle via la pollinisation ou aidée par les sélectionneurs.

L'hybridation nouvelle génération

Preuve de la minutie de ce travail d’orfèvre du sélectionneur : créer une nouvelle variété prend 10 à 12 ans. Parallèlement, en raison de progrès génétiques réguliers et importants, le cycle de commercialisation d’une nouvelle semence n’excède en général pas 4 à 6 ans.

Le processus long et délicat de l’hybridation requiert donc une innovation continue. Des disciplines variées comme la biologie, l’agronomie, la biochimie, les technologies de l’information ainsi que l’expérimentation en champ lui offrent des outils précieux. Sans oublier, désormais, l’apport des biotechnologies. En effet, grâce notamment au séquençage du génome et à l’utilisation de marqueurs moléculaires, il est plus facile et rapide d’identifier des gènes d’intérêt et de les associer de manière efficace.

Grâce à ces progrès technologiques et scientifiques, la production de semences hybrides quitte l’ère de l’empirisme pour entrer dans celle de la science de haute précision. À la clé : une innovation variétale qui permet aux agriculteurs de produire une alimentation de qualité, variée et équilibrée répondant aux besoins des consommateurs et aux enjeux environnementaux.

L'hybridation rime avec biodiversité
Les semences hybrides sont stériles
Les semences hybrides sont issues de la manipulation génétique

Aller plus loin