Projet d'acquisition de Monsanto

Chaque jour, la population mondiale augmente d'environ 233 000 personnes alors que la superficie des terres cultivables disponibles par habitant diminue. Face à ce constat, la FAO1 a tiré la sonnette d’alarme : il faut augmenter la productivité agricole mondiale de 50% à l’horizon 2050. Mais comment assurer la sécurité alimentaire d’une population en augmentation dans un monde caractérisé par des ressources limitées et une instabilité climatique accrue, tout en se reposant sur des pratiques durables ?

En parallèle, les attentes de notre société augmentent, notamment en matière d’alimentation et de respect de l’environnement. Mais comment les agriculteurs peuvent-ils combiner production d’aliments de qualité et développement économique de leurs activités ?

C’est à ces défis que sont confrontés les agriculteurs, dont la responsabilité est de produire de manière durable et en quantité suffisante des denrées à la fois saines, sûres, variées et à des prix abordables.

Bayer met son expertise en matière de protection des cultures et de semences au service des agriculteurs pour leur permettre d’atteindre ces objectifs de qualité et de rendement.

Cependant, rester un partenaire de premier plan pour les agriculteurs implique aujourd’hui d’avoir une forte capacité d’innovation.

Innover pour développer le potentiel d’une agriculture durable à la hauteur de ces défis est capital.

Pour répondre aux besoins des agriculteurs en attente d’une expertise globale dans le domaine des semences, des traits agronomiques2 et de la protection des cultures, y compris avec le bio-contrôle3, Bayer souhaite acquérir un acteur mondial, Monsanto.

En rachetant Monsanto, Bayer bénéficierait alors de capacités d’innovation accrues, indispensables pour découvrir de nouvelles solutions scientifiques et services d’accompagnement. Plus efficaces et respectueuses de l’environnement, ces solutions seraient alors en phase avec les attentes croissantes des agriculteurs, et les préoccupations des consommateurs que nous sommes tous.


Questions Réponses



Question 1 : Quels sont les attentes et besoins des agriculteurs envers l’industrie phytosanitaire ?

Aujourd’hui, assurer un bon rendement et une bonne qualité de leurs productions, en usant de pratiques durables, est un des principaux enjeux des agriculteurs. Tous les jours, ils protègent et prennent soin de leurs cultures, en utilisant des outils et des solutions phytosanitaires, y compris dans le domaine du bio-contrôle3, leur permettant d’atteindre cet équilibre.

C’est dans le cadre de cette démarche que notre industrie accompagne aujourd’hui les agriculteurs. D’une part, avec des produits qui protégeront la croissance et l’épanouissement de la plante. D’autre part, en proposant aux agriculteurs des outils, matériels et technologies pour accroître leur productivité et leurs rendements, tout en respectant l’environnement.

Question 2 : Dans quelle mesure l’acquisition de Monsanto par Bayer profiterait-elle aux agriculteurs et à l’agriculture en général ?

De la plantation à la récolte, un agriculteur doit prendre une multitude de décisions. L’acquisition de Monsanto par Bayer permettrait d’associer le bénéfice des produits de protection des cultures de Bayer aux solutions de pointe proposées par Monsanto en matière de semences, de traits agronomiques2 et d’agriculture numérique4. Cette offre permettrait aux agriculteurs d’obtenir d’une part, des solutions sur mesure, et d’autre part, des outils performants d’aide à la décision. En somme, un accompagnement optimal dans leur quotidien.

Cette acquisition réunirait par ailleurs 10 000 scientifiques d’horizons variés. L’investissement en recherche et en développement en serait renforcé. En 2016, Bayer a investi 1 milliard d’euros dans ses activités de recherche pour la division Crop Science. L'entreprise Monsanto a, elle, investi 1,4 milliard d'euros. Le total représenterait un budget annuel de R&D de presque 2,5 milliards d'euros pro-forma qui pourrait être consacré aux enjeux d’une agriculture saine, durable, rentable pour les agriculteurs et en phase avec les attentes de la société.

A titre d’exemple, Bayer a investi 160 millions d’euros en 2016 en France pour permettre à cinq de ses sites de R&D de faire avancer la recherche dans les sciences du vivant :

  • le centre de recherche de La Dargoire à Lyon dédié à la protection des plantes contre les maladies fongiques,
  • la station de Milly-La-Forêt, centre d’excellence de sélection de blé,
  • le GIDC à Gaillard, centre de R&D mondial pour certaines de nos gammes en automédication,
  • le centre de recherche Seed Growth Coatings à Méréville qui regroupe les activités d’enrobage et de pelliculage de semences,
  • et enfin le centre de recherche Crop Science à Sophia Antipolis dédié aux études sur la sécurité de nos produits phytopharmaceutiques.

Question 3 : Pourquoi a-t-on tant besoin d’innover en agriculture ?

Les techniques dont nous disposons aujourd’hui ne nous permettent pas d’affirmer avec certitude que nous saurons relever le défi d’augmenter la productivité agricole mondiale de 50 % d’ici 2050, enjeu de taille soulevé par la FAO1.

D’autre part, Bayer s’engage à proposer aux agriculteurs des solutions toujours plus sécurisées, performantes, leur permettant de produire de manière durable et en quantité suffisante des denrées à la fois saines, sûres, variées et à des prix abordables.

Devant la difficulté d’exercer des activités dans un monde caractérisé par des ressources limitées et une instabilité climatique croissante, il existe un besoin évident en solutions innovantes et respectueuses de l’environnement pour contribuer à l’agriculture durable de demain.

Or, nous sommes convaincus que grâce aux investissements accrus de notre Groupe dans la recherche et les solutions que nous mettrons à la disposition des agriculteurs, ceux-ci pourront réaliser une production plus importante, de meilleure qualité et respectueuse de l'environnement grâce à la juste combinaison de plantes capables de se protéger elles-mêmes des maladies et des aléas climatiques, du bio-contrôle3, de l'agriculture de précision et de la chimie.

Question 4 : Concrètement, quelle serait l’offre de Bayer et Monsanto
demain ?

L’offre des deux activités réunies intègrerait de manière plus systématique nos expertises dans le domaine des semences, des traits agronomiques2 et de la protection des cultures, sans oublier les produits de bio-contrôle3. Cet ensemble de solutions permettrait donc de protéger les récoltes notamment en luttant contre les mauvaises herbes, les ravageurs et les maladies fongiques de manière raisonnée, tout en optimisant les rendements et respectant l’environnement.

De plus, les producteurs pourraient bénéficier de produits ciblés et adaptés à leurs besoins réels, pour agir au bon moment, à l’endroit adéquat et avec la juste dose.

Enfin, afin d’aider les agriculteurs à mieux gérer les risques liés aux aléas climatiques et à accroître leur rendement, Bayer s’est engagé à investir au moins 200 millions d’euros dans l’agriculture numérique4 entre 2015 et 2020. Ces solutions numériques faciliteront également la traçabilité des produits et la transparence des pratiques vis-à-vis des consommateurs.

Question 5 : Dans quelle mesure l’intégration de l’entreprise Monsanto va-t-elle impacter la culture de Bayer ?

Chez Bayer, les engagements que nous mettons en œuvre au quotidien pour répondre aux attentes des agriculteurs et de notre société sont pour nous primordiaux.

Nous allons continuer à pratiquer notre métier de manière responsable, en veillant à réduire l’impact environnemental de nos activités pour préserver le patrimoine agricole, en encourageant les pratiques en faveur de la biodiversité et en prenant toutes les précautions nécessaires pour développer des produits présentant toutes les garanties en termes de sécurité.

Nous continuerons par ailleurs à être à l’écoute de nos différents publics en poursuivant des initiatives, telles que le développement de partenariats avec les agriculteurs et l'ouverture de nos centres de recherche pour favoriser un climat d'échanges autour de nos activités, avec une volonté vraie de transparence.

Plus globalement, l’importance que nous attachons aujourd’hui au développement durable et à la responsabilité sociétale sera un des facteurs majeurs du succès de l’intégration de Monsanto au sein de Bayer.

Question 6 : Que fait le groupe Bayer pour éviter une position de monopole ?

Dans nos secteurs d’activité, nous sommes en concurrence avec d’autres entreprises très performantes qui ont des capacités élevées en R&D.

De plus, comme dans toute acquisition d’entreprises de cette taille, les autorités de la concurrence examinent le projet de manière approfondie et nous engagerons toute action nécessaire demandée par les autorités. En ce sens, nous avons signé un accord pour la vente de certaines activités de la Division Crop Science à BASF le 13 Octobre 2017.

Question 7 : Quel est le calendrier de l’acquisition ?

Nous prévoyons une clôture de la transaction qui scellerait l’acquisition dans les premiers mois de l'année 2018. D’ici là, Bayer et Monsanto continuent d’exercer leurs activités respectives en tant qu’entreprises indépendantes.

Question 8 : Quelle place veut prendre le groupe Bayer dans le débat actuel sur la transformation du monde agricole ?

Nous soutenons la pluralité de l’agriculture, qu’elle soit conventionnelle ou biologique, et sommes déterminés à entretenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes sur l’avenir de l’agriculture durable. Ce dialogue peut intervenir avec le grand public, mais aussi lors de rencontres avec des agriculteurs, de réunions avec nos partenaires et fournisseurs, ou encore lors d’échanges avec les autorités publiques.

Nous sommes à l’écoute de toute question, dans le cadre d’échanges respectueux et d’un débat franc et ouvert.

Découvrez le site advancingtogether.com

1FAO = Food and Agriculture Organization, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
2Traits agronomiques = caractéristiques ajoutées à une plante par le biais de la biotechnologie.
3Bio-contrôle = méthodes de protection des cultures basées sur le recours à des organismes vivants/substances naturelles comme les champignons, bactéries et micro-organismes, utilisées notamment pour l’agriculture biologique.
4Agriculture numérique = application moderne des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’agriculture, facilitant la prise de décision et la pratique professionnelle (tracteurs assistés par GPS, drones, cartes de parcelle, pulvérisateurs connectés…) ouvrant la voie à l’agriculture de précision et permettant une maîtrise inégalée des ressources et des risques.


Cautionary Statements Regarding Forward-Looking Information Certain statements contained in this communication may constitute “forward-looking statements.” Actual results could differ materially from those projected or forecast in the forward-looking statements. The factors that could cause actual results to differ materially include the following: uncertainties as to the timing of the transaction; the possibility that the parties may be unable to achieve expected synergies and operating efficiencies in the merger within the expected time-frames or at all and to successfully integrate Monsanto’s operations into those of Bayer; such integration may be more difficult, time-consuming or costly than expected; revenues following the transaction may be lower than expected; operating costs, customer loss and business disruption (including, without limitation, difficulties in maintaining relationships with employees, customers, clients or suppliers) may be greater than expected following the announcement of the transaction; the retention of certain key employees at Monsanto; risks associated with the disruption of management’s attention from ongoing business operations due to the transaction; the conditions to the completion of the transaction may not be satisfied, or the regulatory approvals required for the transaction may not be obtained on the terms expected or on the anticipated schedule; the parties’ ability to meet expectations regarding the timing, completion and accounting and tax treatments of the merger; the impact of the refinancing of the loans taken out for the transaction, the impact of indebtedness incurred by Bayer in connection with the transaction and the potential impact on the rating of indebtedness of Bayer; the effects of the business combination of Bayer and Monsanto, including the combined company’s future financial condition, operating results, strategy and plans; other factors detailed in Monsanto’s Annual Report on Form 10-K filed with the SEC for the fiscal year ended August 31, 2016 and Monsanto’s other filings with the SEC, which are available at http://www.sec.gov and on Monsanto’s website at www.monsanto.com; and other factors discussed in Bayer’s public reports which are available on the Bayer website at www.bayer.com. Bayer and Monsanto assume no obligation to update the information in this communication, except as otherwise required by law. Readers are cautioned not to place undue reliance on these forward-looking statements that speak only as of the date.