Pourquoi Bayer achète Monsanto ?

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Chez Bayer, nous regardons la nature telle qu’elle est : ni complètement parfaite, ni totalement imparfaite. Certaines maladies existent et menacent la santé humaine comme la santé animale : elles nécessitent d’être traitées. Il en va de même pour les plantes : mauvaises herbes, insectes ravageurs ou champignons affectent des produits comme le blé ou les fruits et légumes que nous consommons tous les jours.

Pour que nos agriculteurs soient en mesure de produire des aliments sains et en quantité suffisante, il leur est nécessaire d'avoir à leur disposition des solutions pour protéger leurs cultures de ces agresseurs naturels.

Dans le même temps, l'attente des citoyens d'une agriculture la plus saine et respectueuse possible de l’environnement est, à juste titre, toujours plus forte.

Dès lors, le défi qui nous est collectivement posé est simple : construire un modèle d’agriculture durable répondant aux attentes des citoyens d’une alimentation saine et variée, dans le respect de l’environnement.

Notre raison d’être consiste précisément à répondre à ce défi. Bayer recherche des solutions à la fois durables et innovantes permettant de protéger la vie, qu’elle soit humaine, animale ou végétale.

Avec l’acquisition de Monsanto, nous renforçons notre pilier dédié à l’agriculture. Nous accroissons nos capacités d’innovation et :
 

  • Proposerons aux agriculteurs des solutions visant à réduire progressivement l'utilisation des produits phytosanitaires, grâce notamment à la sélection variétale et à l’agriculture numérique,
  • Développerons l’agriculture biologique en ayant recours à des organismes vivants ou des substances naturelles afin de protéger les cultures.

Cette nouvelle page qui s’ouvre suscite de nombreuses questions, nous en avons conscience.

C’est pourquoi nous ne transigerons pas avec la transparence. Les produits et solutions que nous développons sont d’ailleurs parmi les plus contrôlés au monde, et nous rendons publiques les données sur la sécurité de nos produits.

Femmes et hommes de Bayer, nous sommes fiers de traduire au quotidien nos engagements de transparence mais aussi de dialogue et de responsabilité.

 

 

Aujourd’hui, les agriculteurs doivent à la fois cultiver de manière responsable, assurer un bon rendement pour produire en quantité suffisante et proposer des aliments de qualité, à des prix abordables pour le consommateur.

Pour réussir, ils doivent choisir les meilleures semences, mais aussi protéger leurs cultures des parasites naturels (mauvaises herbes, insectes ravageurs, maladies) en utilisant des outils et des produits de protection des plantes, y compris dans le domaine du bio-contrôle3.

C’est dans le cadre de cette démarche que notre industrie accompagne aujourd’hui les agriculteurs avec des semences de qualité, des produits qui protégeront la croissance et l’épanouissement de la plante, et des outils, matériels et technologies permettant d’accroître les rendements tout en respectant l’environnement.
 

 

Du semis à la récolte, un agriculteur doit prendre une multitude de décisions. L’acquisition de Monsanto par Bayer permettra d’associer le savoir-faire de Bayer et ses produits de protection des cultures à celui proposé par Monsanto en matière de semences, de traits agronomiques2 et d’agriculture numérique4. Cette combinaison permettra aux agriculteurs d’obtenir d’une part, des solutions sur mesure, et d’autre part, des outils performants d’aide à la décision. En somme, un accompagnement optimal dans leur quotidien.

De plus, nous réunirons dès demain des talents scientifiques d’horizons variés. L’investissement en recherche et en développement en sera renforcé. En 2017, l’investissement total en R&D de Bayer et Monsanto aurait atteint environ 5,7 milliards d’euros, dont 2,4 milliards auraient été investis dans l’activité agricole combinée (sur une base pro forma).

Plus localement en France, Bayer a investi 160 millions d’euros en 2017 pour permettre à ses sites de R&D de faire avancer la recherche dans les sciences du vivant :

 

  • le centre de recherche de La Dargoire à Lyon dédié à la protection des plantes contre les maladies fongiques,
  • le GIDC à Gaillard, centre de R&D mondial pour certaines de nos gammes en automédication,
  • le centre de recherche Seed Growth Coatings à Méréville qui regroupe les activités d’enrobage et de pelliculage de semences,
  • et enfin le centre de recherche Crop Science à Sophia Antipolis dédié aux études sur la sécurité de nos produits phytopharmaceutiques.

 

Les techniques dont nous disposons aujourd’hui ne nous permettent pas d’affirmer avec certitude que nous saurons relever le défi d’augmenter la productivité agricole mondiale de 50 % d’ici 2050, enjeu de taille soulevé par la FAO1.

D’autre part, le monde agricole se transforme et est à la recherche de solutions qui permettent d’optimiser l’utilisation des intrants et qui favorisent les bonnes pratiques.

Pour bâtir l’agriculture durable de demain, nous devons découvrir de nouvelles solutions. Nous sommes convaincus que grâce à nos investissements accrus dans la recherche et les solutions que nous mettrons à la disposition des agriculteurs, ceux-ci pourront réaliser une production plus importante, de meilleure qualité et respectueuse de l'environnement grâce à la juste combinaison de plantes capables de se protéger elles-mêmes des maladies et des aléas climatiques, du bio-contrôle3, de l'agriculture de précision et de la chimie.
 

 

L’offre des deux activités réunies intègrera de manière plus systématique nos expertises dans le domaine des semences, des traits agronomiques2 et de la protection des cultures, sans oublier les produits de bio-contrôle, piliers majeurs de notre stratégie de développement3. Cet ensemble de solutions permettra donc de protéger les récoltes notamment en luttant contre les mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les maladies de manière raisonnée, tout en optimisant les rendements et respectant l’environnement.

De plus, les producteurs pourront bénéficier de services dits d’agriculture de précision, ciblés et adaptés à leurs besoins réels, pour agir au bon moment, à l’endroit adéquat et avec la juste dose.

A ce titre, afin d’aider les agriculteurs à mieux gérer les risques liés aux aléas climatiques et à accroître leur rendement, Bayer s’est engagé à investir au moins 200 millions d’euros dans l’agriculture numérique4 entre 2015 et 2020. Ces solutions numériques faciliteront également la traçabilité des produits et la transparence des pratiques vis-à-vis des consommateurs.
 

 

Nous avons pleinement conscience de la forte responsabilité qu’implique une position de premier plan en agriculture. Les engagements que nous mettons en œuvre au quotidien pour répondre aux attentes des agriculteurs et de notre Société sont pour nous primordiaux, et surtout très concrets !

Nous allons continuer à pratiquer notre métier de manière responsable, en veillant à réduire l’impact environnemental de nos activités pour préserver le patrimoine agricole, en encourageant les pratiques en faveur de la biodiversité et en prenant toutes les précautions nécessaires pour développer des produits présentant toutes les garanties en termes de sécurité.

Nous continuerons par ailleurs à être à l’écoute de nos différents publics en poursuivant des initiatives telles que le développement de partenariats avec les agriculteurs et l'ouverture de nos centres de recherche pour favoriser un climat d'échanges autour de nos activités, avec une vraie volonté de transparence. Nous souhaitons ouvrir le dialogue en nous basant sur des données scientifiques : pour cela, nous mettons à disposition du public les résumés d’études traitant de la sécurité de nos produits de protection des plantes.

Plus globalement, l’importance que nous attachons aujourd’hui au développement durable et à la responsabilité sociétale sera un des facteurs majeurs du succès de l’intégration de Monsanto au sein de Bayer.
 

 

Dans nos secteurs d’activité, il n’y a pas à craindre de situation de monopole car nous sommes en concurrence avec d’autres entreprises très performantes qui ont des capacités élevées en R&D. Par exemple, un agriculteur au moment de choisir ses semences de blé à l’automne, a le choix entre plus de 20 entreprises semencières différentes.

De plus, comme dans toute acquisition d’entreprises de cette taille, les autorités de la concurrence ont examiné le projet de manière approfondie sur le risque potentiel de monopole.

Ainsi, nous avons signé la vente de certaines activités de notre Division Crop Science à BASF: il s’agit entre autres des semences grandes cultures (dont le colza, le coton et le soja) et potagères et de la plateforme de Recherche & Développement pour le blé hybride. Nous nous sommes par ailleurs engagés à préserver les meilleures conditions de travail aux salariés dont les activités seraient transférées chez BASF, acquéreur unique et stratégique, dont les valeurs sont similaires aux nôtres.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter :
– 4 juin 2018 : Bayer prévoit de conclure l’acquisition de Monsanto le 7 juin
– 29 mai 2018 : Le Département de Justice des Etats-Unis approuve sous condition l’acquisition de Monsanto par Bayer
– 26 avril 2018 : Bayer signe un accord portant sur la cession des actifs récemment négociés avec BASF pour environ 1,7 milliard d’euros
– 21 mars 2018 : La Commission Européenne approuve sous conditions le projet d’acquisition de Monsanto par Bayer
– 13 octobre 2017 : Bayer signe un accord pour la vente de certaines activités de la division Crop Science à BASF
 

 

Bayer est devenu l’unique actionnaire de Monsanto le 7 juin. Selon l’approbation conditionnelle des autorités de la concurrence américaines (Département de la Justice des États-Unis), l’intégration de Monsanto au sein de Bayer pourra avoir lieu une fois que les opérations de cession vers BASF seront terminées. Ces dernières devraient être finalisées dans un délai de deux mois environ à compter du 7 juin.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter :
– 7 juin 2018 : Bayer conclut l’acquisition de Monsanto
– 4 juin 2018 : Bayer prévoit de conclure l’acquisition de Monsanto le 7 juin
 

 

Nous soutenons la pluralité de l’agriculture, qu’elle soit conventionnelle ou biologique, et sommes déterminés à entretenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes sur l’avenir de l’agriculture durable. Ce dialogue peut intervenir avec le grand public, mais aussi lors de rencontres avec des agriculteurs, de réunions avec nos partenaires et fournisseurs, ou encore lors d’échanges avec les autorités publiques. Par ailleurs, samedi 9 juin, le Président de Bayer France, Frank Garnier, s’est adressé aux Français dans une lettre ouverte. Nous vous invitons à la consulter.

Nous sommes à l’écoute de toute question, dans le cadre d’échanges respectueux et d’un débat franc et ouvert.
 

 

Découvrez le site advancingtogether.com

 

FAO = Food and Agriculture Organization, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Traits agronomiques = caractéristiques ajoutées à une plante par le biais de la biotechnologie.
3 Bio-contrôle = méthodes de protection des cultures basées sur le recours à des organismes vivants/substances naturelles comme les champignons, bactéries et micro-organismes, utilisées notamment pour l’agriculture biologique.
Agriculture numérique = application moderne des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’agriculture, facilitant la prise de décision et la pratique professionnelle (tracteurs assistés par GPS, drones, cartes de parcelle, pulvérisateurs connectés…) ouvrant la voie à l’agriculture de précision et permettant une maîtrise inégalée des ressources et des risques.
 
Cautionary Statements Regarding Forward-Looking Information Certain statements contained in this communication may constitute “forward-looking statements.” Actual results could differ materially from those projected or forecast in the forward-looking statements. The factors that could cause actual results to differ materially include the following: uncertainties as to the timing of the transaction; the possibility that the parties may be unable to achieve expected synergies and operating efficiencies in the merger within the expected time-frames or at all and to successfully integrate Monsanto’s operations into those of Bayer; such integration may be more difficult, time-consuming or costly than expected; revenues following the transaction may be lower than expected; operating costs, customer loss and business disruption (including, without limitation, difficulties in maintaining relationships with employees, customers, clients or suppliers) may be greater than expected following the announcement of the transaction; the retention of certain key employees at Monsanto; risks associated with the disruption of management’s attention from ongoing business operations due to the transaction; the conditions to the completion of the transaction may not be satisfied, or the regulatory approvals required for the transaction may not be obtained on the terms expected or on the anticipated schedule; the parties’ ability to meet expectations regarding the timing, completion and accounting and tax treatments of the merger; the impact of the refinancing of the loans taken out for the transaction, the impact of indebtedness incurred by Bayer in connection with the transaction and the potential impact on the rating of indebtedness of Bayer; the effects of the business combination of Bayer and Monsanto, including the combined company’s future financial condition, operating results, strategy and plans; other factors detailed in Monsanto’s Annual Report on Form 10-K filed with the SEC for the fiscal year ended August 31, 2016 and Monsanto’s other filings with the SEC, which are available at http://www.sec.gov and on Monsanto’s website at www.monsanto.com; and other factors discussed in Bayer’s public reports which are available on the Bayer website at www.bayer.com. Bayer and Monsanto assume no obligation to update the information in this communication, except as otherwise required by law. Readers are cautioned not to place undue reliance on these forward-looking statements that speak only as of the date.