Agriculture & alimentation : vos questions, nos réponses

Bayer est une entreprise scientifique qui recherche des solutions à la fois durables et innovantes pour protéger la vie, qu’elle soit humaine, animale ou végétale. Nous avons conscience que nos secteurs d’activités, la santé ou l’agriculture, sont au cœur d’enjeux sociétaux cruciaux et peuvent générer des interrogations, parfois des craintes. C’est pourquoi, résolument engagés dans une démarche de transparence, nous répondons aux questions que vous nous adressez. Retrouvez ici vos questions et nos réponses au sujet de l'agriculture et de l'alimentation.

Je suis comme beaucoup de Français inquiet de l'utilisation de glyphosate et j'aimerais avoir des informations concrètes à ce sujet. Quelle dangerosité, quelle utilisation en France ?
Pierre-Jean, Paris, le 19 février 2020

Nous sommes bien conscients des préoccupations qui s’expriment dans la société au sujet des produits phytosanitaires, et en particulier du glyphosate.

Le glyphosate est un

Nous sommes bien conscients des préoccupations qui s’expriment dans la société au sujet des produits phytosanitaires, et en particulier du glyphosate.

Le glyphosate est un herbicide qui permet de lutter efficacement contre les mauvaises herbes affectant les cultures. La lutte contre les mauvaises herbes est l’un des principaux défis rencontrés par les agriculteurs. Par leur présence, elles font concurrence aux cultures pour la lumière, les ressources en eau et les éléments nutritifs du sol, et représentent un risque important pour les récoltes d’un agriculteur si elles se développent librement.

Le calendrier, la quantité et la méthode d’application des herbicides à base de glyphosate sont spécifiques à chaque type de culture (viticulture, céréales,…), mais en France, le glyphosate n’est jamais utilisé sur les cultures récoltées. Les agriculteurs sont des professionnels formés à l’utilisation des herbicides et ils s’emploient à respecter les instructions d’utilisation indiquées sur les étiquettes, ainsi que les bonnes pratiques de pulvérisation. De plus, ils surveillent étroitement leurs cultures et s’appuient sur l’analyse des données pour que l’application d’herbicide soit réalisée de façon très précise : la juste dose au bon endroit au bon moment.

Concernant sa sécurité, le glyphosate est l’un des produits les plus étudiés au monde. Il est important d’évoquer les 800 études scientifiques et les conclusions des autorités réglementaires, en Europe et dans le monde, qui montrent que cette molécule, quand elle est utilisée selon les recommandations d’usage, est une substance sûre, sans danger pour la santé humaine. Cela a de plus été confirmé par la Commission Européenne qui l’a ré-autorisée pour 5 ans fin 2017. Cela étant, chez Bayer, nous écoutons et prenons en considération les attentes de la société. Alors, sur les 2 milliards d’euros annuels que nous investissons en R&D pour l’agriculture, plus de 2/3 sont consacrés au développement de solutions alternatives aux produits phytosanitaires. Notre objectif : trouver des solutions alternatives incluant notamment des semences, des substances naturelles (biocontrôle), des procédés mécaniques et des outils numériques (agriculture digitale) pour protéger les récoltes des invasions d’insectes ou de champignons qui mettent en péril la production de l’agriculteur et la sécurité des consommateurs.

Mais il ne faut pas le nier : le temps de la recherche est long, de 8 à 10 ans, et même en intensifiant massivement nos efforts – ce que nous faisons –, il faudra du temps pour trouver des alternatives à la fois efficaces, sûres et toujours respectueuses de l'environnement. Le glyphosate, comme les autres produits phytosanitaires, reste aujourd’hui et à moyen terme indispensable (mais extrêmement contrôlé par les autorités compétentes, il faut le rappeler) pour ne pas laisser les agriculteurs et les consommateurs sans solution.

Soyez assuré que la préoccupation majeure de notre entreprise est de développer des produits sûrs (parmi les plus testés au monde) pour notre santé, pour nos animaux ainsi que pour l’environnement : ils font l’objet d’une dizaine d’années de recherche et d’une série d’environ 300 tests. Par ailleurs, les aliments que nous consommons sont de plus en plus contrôlés par les autorités nationales et européennes : quand des résidus sont détectés, la dose est si infinitésimale et les marges de sécurité sont tellement importantes que les risques pour la santé sont inexistants, y compris à long terme.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le rôle du glyphosate dans l’agriculture, son impact sur l’environnement, la biodiversité, et son innocuité sur la santé humaine, nous vous invitons à consulter ces pages sur le glyphosate.

Continuez-vous à utiliser des néonicotinoïdes dans vos pesticides ? Pourquoi avoir lancé une pétition pour vous opposer à la décision de justice visant à les interdire ?
Karen, Colombes, le 17 février 2020

Bayer ne commercialise plus de produits de la famille des néonicotinoïdes en France depuis leur interdiction en 2018, dans le cadre légal français.

Concernant votre question

Bayer ne commercialise plus de produits de la famille des néonicotinoïdes en France depuis leur interdiction en 2018, dans le cadre légal français.

Concernant votre question sur la procédure d’appel – il ne s’agit pas d’une pétition mais d’une procédure d’appel, elle est adressée à la cour de justice européenne. Notre entreprise s’inquiète du fait que la décision d’interdiction des néonicotinoïdes ne se base pas sur les critères d’évaluation actuels du système d’autorisation des substances actives au sein de l’UE, évaluation stricte mise en place par l’UE elle-même, et que cela puisse, de fait, engendrer des conséquences importantes sur la stabilité et la prévisibilité du système.

Or, comment innover si le processus d’homologation n’a pas de règles précises, et dont nous ayons connaissance ?

J’entends beaucoup dire que la permaculture est une meilleure solution que l’agriculture assistée par des produits phytosanitaires. Etudiez-vous la question pour innover de manière plus propre dans ce domaine ?
Ingrid, Courbevoie, le 14 février 2020

Chez Bayer, nous considérons que les agricultures sont multiples, et nous soutenons cette diversité en accompagnant les agriculteurs biologiques ou conventionnels à protéger leurs

Chez Bayer, nous considérons que les agricultures sont multiples, et nous soutenons cette diversité en accompagnant les agriculteurs biologiques ou conventionnels à protéger leurs cultures. La permaculture doit nous questionner sur l’utilisation de méthodes mécaniques, agronomiques… pour remplacer les produits phytosanitaires.

Cependant, elle ne permet pas de garantir le même niveau de rendement, ni la même fiabilité face aux aléas climatiques par exemple. Dans un monde qui compte une population de plus en plus nombreuse et des terres cultivables qui diminuent, ce n’est pas une solution universelle. Bayer investit deux tiers de sa recherche dans des alternatives aux produits phytosanitaires de synthèse pour permettre aux agriculteurs d’en utiliser moins, mais de conserver leur source de revenu.

Aujourd’hui, les produits de protection des cultures permettent d’éviter la perte de 30 à 40% des récoltes, du fait des 10 000 agresseurs potentiels des cultures (champignons, mauvaises herbes, insectes…).

Que signifie la présence de traces de glyphosate dans les urines ? Est-ce que cela représente un risque pour ma santé ?
Question fréquemment posée, France, le 26 novembre 2019

Le glyphosate est au cœur des débats en France et des tests de détection dans les urines sont utilisés pour appuyer les demandes de retrait du glyphosate. Nous comprenons

Le glyphosate est au cœur des débats en France et des tests de détection dans les urines sont utilisés pour appuyer les demandes de retrait du glyphosate. Nous comprenons entièrement que ce sujet complexe puisse susciter des craintes. Il nous paraît alors essentiel et rassurant de rappeler deux notions importantes pour bien comprendre le sujet :

  • D’une part, présence ne veut pas dire risque ou toxicité ! Même lorsqu’il est détecté, le taux de glyphosate retrouvé dans les urines est très faible, oscillant entre 0,1 et 4 microgrammes par litre. Ces taux sont largement inférieurs à la dose journalière admissible. L’ANSES, agence qui surveille de près l’exposition de la population aux produits phytosanitaires en France, indique dans de récentes études que l’exposition de la population française au glyphosate via l’alimentation est inférieure à 1% de cette dose journalière admissible.

  • D’autre part, la fiabilité des résultats est remise en question : il a été démontré que les résultats des analyses pouvaient être très différents en fonction de la méthode utilisée. Par exemple, des agriculteurs du Morbihan et du Calvados ont fait tester leurs urines par le laboratoire du CHU de Limoges agréé par l’Etat avec la méthode de la chromatographie. Le glyphosate n’était souvent pas détecté (ce qui correspond à une absence de glyphosate ou un taux inférieur à 0,4 ng/millilitre). A l’inverse, le laboratoire plébiscité par les associations liées aux « pisseurs involontaires », Biocheck, atteint 100% de taux de détection. Surprenant !

Nous rappelons que le glyphosate est un produit qui a été largement étudié et évalué depuis 40 ans par les autorités réglementaires : 800 études scientifiques, en Europe et dans le monde, montrent que cette molécule, quand elle est utilisée selon les recommandations d’usage, est une substance sûre, sans danger pour la santé humaine.

Pour aller plus loin :

Que fait Bayer pour s'assurer que ses produits ne sont pas nocifs pour les abeilles ?
Question fréquemment posée, France, le 10 septembre 2019

En premier lieu, nos produits sont très contrôlés pour s'assurer qu'ils ne présentent pas de risque pour les abeilles lorsqu’ils sont appliqués selon les instructions figurant sur

En premier lieu, nos produits sont très contrôlés pour s'assurer qu'ils ne présentent pas de risque pour les abeilles lorsqu’ils sont appliqués selon les instructions figurant sur l’étiquette. En tout et pour tout, c'est une dizaine d'années de tests nécessaires avant de pouvoir commercialiser un produit phytosanitaire. Durant cette période, il est obligatoirement et systématiquement vérifié que celui-ci est sans danger, notamment pour la santé des insectes pollinisateurs.

Aussi, pour nous assurer de l’utilisation appropriée de nos produits, nous menons de nombreuses actions de sensibilisation aux « bonnes pratiques d'utilisation de nos produits ». Sur l’initiative d’un agriculteur de nos Fermes de Références (un réseau de fermes privées qui échangent avec nous sur des thématiques données, comme les abeilles ou la biodiversité), nous intervenons auprès d'agriculteurs et apiculteurs qui le souhaitent pour parler bonnes pratiques, ceci dans l’optique de favoriser le dialogue, recueillir les questions et co-construire des solutions.

Enfin, aujourd'hui, le monde scientifique s’accorde à dire que la surmortalité des abeilles est attribuable à une multitude de causes. Les abeilles sont exposées à de nombreux facteurs de stress dont la combinaison pourrait expliquer cette surmortalité : maladies et parasites, mauvaises pratiques agricoles, mauvaises pratiques apicoles, limitation des ressources alimentaires, conditions météorologiques... Nous Bayer France sommes convaincus qu’il faut travailler sur l’ensemble de ces facteurs pour améliorer la santé des abeilles, et c'est ce que nous initions avec un grand nombre de nos partenaires et clients. A commencer par la non-toxicité de nos produits, lorsqu’ils sont appliqués selon les instructions.

Le saviez-vous ? Notre programme Bayer Bee Care mène plus de 30 projets de collaboration scientifique portant sur les principales menaces de l’abeille, telles que le varroa, un parasite, et le frelon asiatique.

Vous connaissez bien les abeilles ? Apprenez-en plus sur son rôle pour l’agriculture.

Quel est le lien direct et/ou étroit entre Agriculture, Nutrition et Santé ?
Guesly, Port-au-Prince, le 22 février 2019

Cette question porte sur une des missions fondamentales de notre entreprise : proposer aux agriculteurs des solutions innovantes leur permettant de produire des denrées

Cette question porte sur une des missions fondamentales de notre entreprise : proposer aux agriculteurs des solutions innovantes leur permettant de produire des denrées alimentaires saines, variées, de qualité pour, in fine, préserver le capital santé du plus grand nombre. Tout d’abord, la préoccupation majeure de notre entreprise est de développer des produits sûrs (parmi les plus testés au monde) pour nos enfants, pour notre santé, pour nos animaux, pour l’environnement : ils font l’objet d’une dizaine d’années de recherche et de plusieurs centaines de millions d’euros investis en ce sens. Aussi, les aliments que nous consommons sont de plus en plus contrôlés par les autorités nationales et européennes : quand des résidus sont détectés, la dose est si infinitésimale et les marges de sécurité sont tellement importantes que les risques pour la santé sont inexistants, y compris à long terme. Concernant nos activités agricoles, nous investissons depuis plusieurs années pour concevoir de nouvelles solutions de semences, de biocontrôle, ou d’agriculture digitale pour protéger les récoltes des invasions d’insectes ou de champignons qui mettent en péril la production de l’agriculteur et la sécurité des consommateurs. Par exemple, sans protection adaptée, les légumes ou les céréales peuvent se retrouver contaminés par les mycotoxines, champignons invisibles à l’œil nu, très difficilement dégradables et qui s’avèrent très toxiques pour l’homme. Enfin, il est vrai que toute alimentation peut s’avérer dangereuse en soi. Café, matières grasses, sucre... : il est scientifiquement reconnu que de nombreux aliments peuvent avoir un effet néfaste si leur consommation est abusive. A l’inverse, l’impact positif de certains aliments sur notre santé a été prouvé : amandes et kiwis sont par exemple d’excellents antioxydants qui permettent de lutter contre le stress, la fatigue et le vieillissement. Agriculture, alimentation et santé : chez Bayer, nous sommes pleinement et plus que jamais conscients de leur relation indissociable qui doit être garantie pour tous dans un contexte d’évolution des besoins en France et dans le monde.

Est-ce que Bayer commercialise des produits phytosanitaires utilisables pour la culture bio ?
Xavier, Villefranche-sur-Saône, le 20 mars 2019

Oui, Bayer développe des produits de protection des plantes naturels. Ces produits appelés bio-contrôles sont à base d’organismes vivants et de substances naturelles d’origine

Oui, Bayer développe des produits de protection des plantes naturels. Ces produits appelés bio-contrôles sont à base d’organismes vivants et de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale, et sont certifiés pour une utilisation en agriculture biologique.

Pour information, ils sont aussi utilisés en agriculture conventionnelle, c’est-à-dire non bio, car ils permettent de diminuer l’usage des produits phytosanitaires de synthèse.

D’ailleurs, notre recherche en bio-contrôle chez Bayer s’amplifie car ces techniques sont encourageantes. Si vous êtes professionnels de l’agriculture, vous pouvez retrouver toutes les informations sur nos produits, y compris autorisés en agriculture biologique, sur notre site internet www.bayer-agri.fr.

L’acquisition de Monsanto signifie-t-elle que nous allons manger du maïs OGM demain ?
Question fréquemment posée, France, le 3 décembre 2018

Bayer ne développera pas de cultures génétiquement modifiées en France tant qu’elles ne seront pas acceptées par la société française. Et ce, même si elles ont de réels avantages

Bayer ne développera pas de cultures génétiquement modifiées en France tant qu’elles ne seront pas acceptées par la société française. Et ce, même si elles ont de réels avantages en matière de protection de la biodiversité, de diminution des pesticides, d’augmentation de la qualité et quantité de la production des agriculteurs ou encore en matière d’accès des consommateurs à une alimentation riche, variée et de qualité. L’acquisition de Monsanto permettra avant tout d’accroître nos capacités d’innovation pour proposer aux agriculteurs des solutions nombreuses pour favoriser tous les types d’agriculture, dont l’agriculture biologique.

Pourquoi Bayer continue-t-il de commercialiser des pesticides classés potentiellement cancérigènes, alors que le bio se développe et est meilleur pour la santé ?
Question fréquemment posée, France, le 3 décembre 2018

Ces préoccupations sont évidemment légitimes et nous les entendons.

Chacun de nos produits, qui permettent de lutter efficacement contre les maladies et parasites attaquant les

Ces préoccupations sont évidemment légitimes et nous les entendons.

Chacun de nos produits, qui permettent de lutter efficacement contre les maladies et parasites attaquant les cultures, figure parmi les produits les plus testés au monde : pour un seul produit mis sur le marché, ce sont 10 ans de recherche, 200 millions d’euros investis, la sélection d’une molécule sur 150 000 satisfaisant les critères de sécurité, 300 études en moyenne effectuées. Nos produits sont donc, quand ils sont bien utilisés, sans danger pour la santé humaine.

Nous intensifions également nos efforts de recherche (plusieurs centaines de millions d’euros déjà investis) pour trouver des solutions alternatives aux pesticides en utilisant des substances naturelles (bio-contrôle), qui permettent notamment de protéger les cultures issues de l’agriculture biologique, procédés mécaniques et outils numériques.

Toutefois, ces solutions ne sont aujourd'hui pas aussi efficaces que les pesticides et doivent donc être généralement utilisées en complément (et non à la place) de ce ceux-ci.

Le glyphosate augmente-il les risques de cancer ? Est-il un perturbateur endocrinien ?
Question fréquemment posée, France, le 3 décembre 2018

Le glyphosate est au centre des préoccupations actuelles et nous entendons les inquiétudes exprimées par les citoyens. Il faut tout d’abord bien distinguer les notions de risque «

Le glyphosate est au centre des préoccupations actuelles et nous entendons les inquiétudes exprimées par les citoyens. Il faut tout d’abord bien distinguer les notions de risque « absolu » - soit la dangerosité d’un produit dans l’absolu, au même titre que l’électricité ou un requin - et de risque « relatif », qui prend en considération le degré d’exposition au produit. Les 800 études scientifiques indépendantes et les conclusions des autorités réglementaires montrent que le glyphosate, quand il est utilisé selon les recommandations d’usage, est une substance sans danger pour la santé humaine : il n’augmente donc pas le risque de cancer et n’a pas de potentiel de perturbation endocrinienne supérieur à celui de la caféine, des vitamines, de certaines épices ou agrumes. Cela a d’ailleurs été confirmé par la Commission Européenne qui l’a ré-autorisé pour 5 ans fin 2017. (Seul le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classe le glyphosate comme « cancérogène probable », à l’instar de produits de consommation courante comme la viande rouge ou même l’eau chaude1.) Enfin, dans un souci de transparence, nous mettons à disposition du grand public, depuis le 7 décembre 2018, les rapports d'efficacité et de sécurité réalisés sur le glyphosate.

1 Les conclusions de la European Food Safety Authority (EFSA) et du CIRC divergent principalement car l’EFSA a évalué les risques liés au glyphosate tandis que le CIRC, lui, a évalué son danger potentiel.