Le sommeil, c'est sacré à tout âge

À chaque étape de notre vie, le sommeil exerce un rôle régulateur et bienfaiteur, à différents niveaux : métabolique, cognitif, et comportemental…

 

La durée et la qualité du sommeil ont un effet bénéfique sur les performances psychomotrices, cognitives et physiques. Ainsi, le temps de sommeil recommandé pour un adulte est de sept à huit heures de sommeil par 24 heures pour une santé optimale1. Dormir moins de 6 heures expose à un risque plus élevé de pathologies1. Mais l'environnement, l'hygiène et le rythme de vie ont aussi un impact sur la capacité à bien récupérer, et cela à tout âge.

 

Chez les jeunes, un sommeil essentiel pour garder attention et énergie

Prenez le cas de Hugo, 22 ans, étudiant, en alternance dans une agence de pub. Cours, journées en entreprise, révisions, soirées entre amis… Pour ce jeune homme, les journées sont longues, les nuits parfois courtes, les réveils souvent difficiles. Il néglige son sommeil, il le sait. "Je suis crevé la semaine mais je me rattrape le week-end…", explique-t-il. Hugo use et abuse des grasses matinées pour se remettre de cette vie décalée.

 

Ce rythme insouciant peut néanmoins se traduire par des troubles de la concentration, des difficultés à apprendre et à élaborer des projets. Car bien dormir favorise la mémorisation, l’attention, les facultés d’adaptation et de réaction. Pendant notre sommeil, la mémoire se renforce et stocke les souvenirs de la journée. Le cerveau, se prépare à encoder de nouvelles informations.

 

Chez les adultes, le sommeil pour réguler l’humeur et lutter contre le stress

Énergie et sérénité : deux atouts de choix quand on doit concilier vie active et vie de famille, comme Nadia, 39 ans, et Sebastien, 42 ans. Avec leurs trois enfants âgés de 2 à 8 ans, ces cadres ont des journées bien remplies. Un euphémisme. "C'est simple, nous devons faire rentrer 72 heures dans 24 heures", résume Nadia. Alors pour tout mener de front et prolonger ses jours, le couple écourte ses nuits. Et carbure à la caféine pour tenir… 

 

Les effets à long terme du manque de sommeil sont légion. Outre la fatigue, il impacte nos humeurs et notre santé mentale en augmentant notre stress. Bien dormir permet de réduire la production de cortisol aussi appelée "hormone du stress" et favorise la positivité. 

 

Cela influe également sur nos interactions sociales. Plus reposés, nous sommes plus ouverts, plus souriants, plus enclins à l'échange. En un mot, mieux. Et cela se voit ! Dormir favorise la régénérescence des cellules, notamment celles de la peau par la production de collagène. Le sommeil peut aussi être un allié pour garder un poids de forme. C'est pendant le sommeil que l'on sécrète la leptine, l’hormone de la satiété. En dormant moins, elle sera peu présente dans l'organisme, contrairement à l'hormone de la faim, la ghréline2 sécrétée pendant l'éveil. Le manque de sommeil peut, par ailleurs, entraîner une prise de poids par d’autres mécanismes3. Eveillé plus longtemps, nous avons davantage l’occasion de grignoter. Sans parler de la fatigue associée qui diminue notre motivation à faire du sport…

 

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Chez les Seniors : le sommeil pour « booster » les défenses immunitaires

Un sommeil de qualité permet de renforcer nos défenses immunitaires, qui sont plus aptes à lutter contre les microbes et virus. A contrario, la privation de sommeil peut entraîner une baisse des lymphocytes4 et une altération des autres systèmes de l’immuno-régulation. L’organisme devient à terme plus sensible aux infections et on peut même voir une augmentation de la prévalence des cancers hormono-dépendants (cancer du sein par exemple). Le manque de sommeil aggrave aussi le risque de pathologies comme le diabète de type 24car si le manque de sommeil est répété, on peut développer des résistances à l'insuline.

 

En fin de carrière et à la retraite, il est courant de passer moins de temps sur l’oreiller. Le vieillissement s’accompagne d’une réduction de la durée et de la qualité du sommeil. C'est le cas de Martine, 63 ans. Elle met du temps à s'endormir, se plaint d'un sommeil moins profond avec des réveils fréquents. Pourtant là aussi, le sommeil n'est pas à négliger. Car la nuit, le ralentissement du rythme cardiaque et la diminution de l'activité cérébrale permettent au cœur et au cerveau de se reposer. Des arguments qui nous motivent tous pour préserver une bonne qualité de sommeil.

 

1 Léger D et al. Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre de Santé Publique France 2017. BEH. 2019 ; (8-9) : 149-160.
2 Réseau Morphée - A quoi sert le sommeil : https://reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/sert-sommeil
3 INVS, Les carnets du sommeil – Sommeil et nutrition. 2018. https://institut-sommeil-vigilance.org/wp-content/uploads/2018/12/Actu-Carnet-Sommeil-Nutrition.pdf 
4 Inserm - Sommeil et immunité - https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/sommeil
 

 

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